Le secret pas trop bien gardé du parfait « Touski »

Si tu suis mon profil Instagram, tu as probablement déjà remarqué que depuis un petit moment ma page déborde d’idées et de photos de sauvetage 101 de bouffe. C’est la parade des « Touski »! Même si ce n’était pas mon intention à la base de partager des idées recettes (ce que je ne fais pas réellement à proprement parler), je me suis rendu compte que c’est ce qui te facilite le plus la vie et permet de rendre encore plus concrète l’application de mes trucs anti-gaspillage alimentaire. Personnellement, je ne me décris pas du tout comme une pro de la cuisine ou comme une apprentie chef et c’est un peu pour ça que je ne voulais pas me lancer dans les recettes, mais je réalise que bien des gens ont peur de créer, d’essayer et ont même l’impression de ne pas être capable d’improviser de bons plats. Pourtant, mes créations n’ont rien d’incroyables et encore moins de compliquées. J’ai donc décidé de te partager, oui oui toi ma chanceuse (ou mon chanceux) les secrets pas trop bien gardés du parfait « Touski ».

Un « Touski », un tousquoi?

Le « Touski », mot provenant du latin ancien et tirant ses racines… Heu non tellement pas! Mot provenant tout simplement de « tout-ce-qui-reste »!

Nutritonic vous dévoile les secrets pas très bien gardés de la conception de touski réussis.

Source: giphy.com

Honnêtement, si j’avais comme intention de te retirer toute envie d’improviser en cuisine et de te donner l’impression que c’est complètement inaccessible pour tout le monde de faire de bons « Touski » j’aurais probablement appelé mon article « Apprivoiser l’art du touski ». Bref, faire un « Touski » c’est essentiellement ouvrir ton réfrigérateur et/ou congélateur et te laisser inspirer, tu vas voir qu’on a pas besoin d’être chef pour y arriver. Et c’est surtout et très officiellement la meilleure façon de réduire le gaspillage de bouffe à la maison, tout particulièrement quand ta gang aime pas manger plusieurs fois la même chose.

Le « Touski » simplement, mais assurément bon (ou presque)!

Voici donc ta liste d’épicerie pour ta prochaine improvisation de fond de frigo. 

  1. Être en amour

​Ben oui toi! L’amour! Toujours l’amour! Pas n’importe lequel, celui avec un grand « A » pour aliment. Haha! L’amour de la bouffe c’est définitivement ce qui te fera faire les meilleurs « Touski » de tous les temps!

Nutritonic et le secret pas trop secret du touski réussi

Source: giphy.com

Je ne suis clairement pas entrain de te demander de faire des photos de tout ce que tu manges et d’en faire une présentation à la « Instagram » à tous les repas, même si ça ajoute à la séduction, mais plutôt de prendre le temps de sentir, toucher et goûter les aliments avant de les préparer et de ne pas t’arrêter à la première imperfection, comme celle d’un légume ramolli par le temps (je parle pas de ton chum, même si c’est quand même applicable). Aimer la bouffe c’est aussi vouloir la redécouvrir, même si on pense la connaître par coeur, c’est-à-dire vouloir découvrir ce que l’on peut en faire de nouveau. Du chou-fleur vapeur c’est bien, mais c’est aussi surpenant qu’un vieux couple en pantoufles de phentex un samedi soir, alors qu’un chou-fleur césar au four c’est comme un rendez-vous gallant avec ton chum avec qui tu es depuis 10 ans. Cute non? Ben c’est exactement ça la bouffe!

  1. Planifier, mais pas trop

Je dis souvent que la planification des repas est l’une des stratégies incontournables pour réduire le gaspillage alimentaire à la maison. La première chose bien bien importante est de planifier ton menu de la semaine à partir de ce qui reste dans ton frigo, congélateur et armoires. C’est IM-POS-SIBLE qu’il n’y reste rien d’intéressant, à moins d’avoir 3 ados à la maison. Maintenant, on évite l’exagération! On planifie, mais on laisse place aux imprévus parce qu’il y en a tout le temps. Finalement, on peut déterminer à l’avance le moment de la semaine où on choisi de laisser place à la création de « Touski » question de vider le frigo avant le prochain remplissage. Personnellement, je préfère le faire tout au long de la semaine puisqu’au final je trouve que ça me demande moins de temps et comme l’inspiration ne vient pas nécessairement les vendredi à 16h00 c’est plus facile dans mon cas. 

  1. Essayer, tester et améliorer

Comme je te l’ai mentionné, je ne suis pas chef et les chefs ne naissent pas chefs, ce qui fait que tout le monde doit débuter quelque part. Même Ricardo n’est pas venu au monde avec sa recette de sauce à spaghetti (la meilleure apparemment)? Débute tout simplement par une recette de Ricardo ou non que tu maîtrises et apprécies. Ensuite, modifie graduellement la recette, ajoute-y des ingrédients et joue avec les quantités, tu vas rapidement te rendre compte que le résultat peut être surprenament bon et là tu auras de quoi être ben ben fière de toi. ]Répète la même chose à chaque recette en fouillant le fond de ton frigo à la recherche d’ingrédients à ajouter pour en faire ta propre recette gagnante.

Nutritonic et l'importance d'essayer en cuisine pour réussir ses touski

Source: giphy.com

C’est évident que tu auras peut-être quelques résultats douteux à l’occasion et c’est PARFAIT comme ça! C’est exactement à ces moments-là que tu apprends et tu auras une bonne anecdote à raconter question de rire un peu de toi-même. Ma moitié l’a appris à ses dépends avec sa recette de poisson en croûte de céréales… aux bananes! Hahahaha mais ça c’est une autre histoire!

  1. Créer

Éventuellement, tu seras rendu à te faire confiance et à créer tes propres « Touski ». L’important est de faire preuve d’imagination, de tester de nouvelles choses et de goûter en cours de création. Un petit point qui pourra aussi t’aider est d’avoir un bel inventaire bien garni d’épices, d’assaisonnements, de sauces, d’huiles et tout autres condiments qui pourrait rendre ton « Touski » digne de tout bons plats à se « garocher » dans les murs. Mais attention aux achats inutiles qui seront condamnés à encombrer tes armoires de cuisine. Bientôt je te ferai voir ma petite collection personnelle, mais le goût et les épices sont maîtres dans le royaume du « Touski » alors il ne faut pas avoir peur d’assaisonner comme diraient les juges à l’émission les chefs!

Mon exemple le plus récent

En terminant, je te partage ma dernière improvisation ayant pour thème: je suis tellement folle des betteraves que j’en achète sans savoir ce que je vais en faire. Donc j’avais une quantité de betterave que j’avais déjà fait cuire qui m’attendait impatiamment dans mon frigo. J’ai donc décidé d’en faire un hummus de betterave. Après une petite recherche rapide sur le web, j’ai décidé de m’inspirer à la fois d’une recette de Ricardo, d’une recette publiée par la SAQ, mais aussi du contenu de mon réfrigérateur et de mes épices préférées. L’hummus est une recette idéale pour débuter dans l’improvisation parce qu’au final ça reste très simple et que c’est bon à tous les coups (ou presque). Voici donc un aperçu du ma méthode très approximative.

Mon hummus de betterave « pimpé »Nutritonic récupère ses betteraves

4-5 petites betteraves précuites

1 boîte de pois chiches

3-4 grosses cuillères de tahini

1/8 de citron confit au sel maison, préalablement rincé puis haché finement

Le jus d’un demi citron

Environ 1/3 tasse d’huile d’olive dans laquelle j’ai fais dorer 2 gousses d’ail, puis chauffé environ 1/2 cuillère à thé de Zaatar (la meilleure épice au MONDE) et 1 cuillère à thé de paprika fumé. 

Du poivre

Un fois passé dans le mélangeur, voici le résultat qui est assez « Instagrammable » (ben oui toi un nouveau verbe) et beaucoup trop bon!

Alors lance-toi et improvise! J’aimerais bien voir vos prochains « Touski ».

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