Le lâcher-prise ou comment se dire qu’on s’aime

C’est aujourd’hui que j’ai décidé de revenir à la vie (sur le web quand même)! J’ai décidé de sortir un peu de mon délire habituel, quoi que toujours instructif, pour te parler du lâcher-prise, cette CHOSE que j’ai dû apprendre à faire dans les derniers mois où la pression à la performance professionnelle se faisait toujours plus étouffante, étouffante du genre tu te réveilles à 8h00 du matin dans ta tente que tu as planté en plein soleil tappant comme une championne. Ben oui je me suis rendu compte que même avec la plus grande volonté, motivation et la plus grande « folietude » du monde, ça reste toujours bien qu’une journée c’est 24 heures, pas plus, pas moins! Et 24 heures ça se dépense vite, vite, VIIIITE! Entre la foutue fin de mon certificat en communication qui s’étirait, l’achat d’une maison (pour vrai c’est donc bien stressant cette affaire là), la planification des rénos dans la dite nouvelle maison (un p’tit défi de plus pourquoi pas), le fait de me déplacer et de parler de gaspillage alimentaire à un partie du Québec, la tentative quand même pas si mal de me garder en forme physiquement et mentalement et tout le reste qui s’ajoute à nos horaires de façon toute aussi normale que le chocolat dans ta crêpe aux bananes, je me suis bien rendu compte qu’entretenir un blogue ne faisait plus partie des choses à accomplir avec plaisir et qui devrait toujours l’être selon moi.

Au final, je suis bien contente d’avoir à te parler de lâcher-prise parce c’est une grande leçon d’humilité que j’ai eu en 2017 pour un sujet dont j’ai souvent parlé avec mes clients en consultation. Entre notre idéal professionnel, personnel, corporel, amoureux ou même familial et la réalité, la vraie de vraie réalité et non pas celle que l’on s’imagine vivre, la différence est parfois assez brutale. Ouf! Je t’entend déjà me dire: «oui mais le lien avec l’idéal corporel,Source: giphy.com la nutrition et le lâche-prise c’est quoi?» Justement! Notre idéal corporel? Celui qu’on s’est fait dicté par les images de avant-après de la nouvelle diète à la mode ou du nouveau coach charismatique bien bien populaire sur Instagram? Pression sociale à la perte de poids par NutritonicOu celui qu’on a avalé de force dès notre plus jeune âge à l’usure de la répétition dans les pub, la mode et les films? Cet idéal là qu’on pense être réellement le nôtre, sans influence aucune, pour que finalement on soit bien dans notre corps, pour que finalement notre entourage nous dise à quel point on a changé, mais pour malheureusement se rendre compte que le bonheur n’est pas au rendez-vous. Et là on fait quoi? On se dit que ce n’est pas assez! On se relance dans la roue: diète, restriction, relâchement, culpabilité, restriction… orthorexie

Récemment, une personne que je connais bien a publié sur les réseaux sociaux un message plus que frappant selon-moi. Une prise de conscience et une histoire touchante vivante et bien réelle. Je te mets un petit extrait ici, mais je ne suggère fortement d’aller consulter la publication complète ici:

À ce moment, j’aurais dû être heureuse et comblé (car j’avais perdue mon poids en trop d’une façon lente et saine) mais sans le savoir, j’avais créer un monstre.
Un monstre qui se nourrissait de l’imperfection, qui s’abreuvait de performance et d’orgueil. C’est alors que commence la maltraitance. 2 entraînements par jour, comptage de calories, ration protéines/lipides/glucides, aucun alcool. Je m’empêchais de sortir pour fuir les tentations. Plus facile de se cacher que de dire non…mais j’ai un corps de plus en plus sublime…aux yeux des autres ! Les compliments affût, les gens m’admire et pour être sincère je l’admire moi même ce monstre.

Mais lorsque le rideau tombe et que je suis seule devant le miroir, je me blesse encore. « Pas assez mince, encore plus de muscle, cette peau en trop c’est dégoûtant, il faut faire plus d’efforts, tu es née pour être grosse ». Des phrases souffrantes, blessantes, sans arrêts. 

J’entend souvent les gens essayer de se convaincre que cette fois est la bonne et que ça va fonctionner puisque la dernière c’était de leur faute si ça n’avait pas fonctionné parce qu’ils ont abandonné. C’est aussi à ce moment que je les entends se confondre en culpabilité pour toujours s’enfoncer plus loin dans le mal-être. Bien s’alimenter devrait être une histoire de plaisir et bien souvent ça commence par le lâcher-prise sur son poids et sur l’influence qu’on veut avoir sur lui. Plus facile à dire qu’à faire? Hum oui c’est vrai, comme n’importe quel changement d’ailleurs. Par contre tu verras qu’apprendre à vouloir travailler AVEC son corps et non contre lui c’est carrément déclarer ton amour à ta propre personne! En nutrition, c’est ce qu’on appel la « nutrition intuitive ». D’ailleurs, J’A-DO-RE la façon dont Karine Gravel, nutritionniste et docteur en nutrition nous en parle:

Le fait d’écouter et de respecter ses besoins est plutôt du laisser-être, c’est-à-dire de laisser son corps s’exprimer et ne pas vouloir tout contrôler avec sa tête. L’alimentation intuitive vous considère plutôt comme des adultes en évitant de vous dire quoi faire. Il y a différents degrés entre être en guerre avec les aliments et respecter ses besoins!

Source: giphy.com

 La saine alimentation c’est ÇA. Et je peux vous le dire, une nutritionniste ça n’échappe pas non plus à ces principes. Nutritonic nous parle du lâcher-prise et de l'alimentation intuitiveJe reviens tout juste de vacances dans le Bas-Du-Fleuve et malgré toute la bonne volonté du monde, sur la route les hâltes « santés » ne courrent pas les rues alors OUI j’ai mangé de la friture, du fromage à la tonne, plus de viande qu’à mes habitudes de flexitarienne, mais j’en ai profité! Tout comme j’ai profité de mes derniers 5 jours post retour de vacances pour me cuisiner uniquement des légumes frais et hooooo combien délicieux. Tout ça sans culpabilité puisque je sais que ce n’est pas coutûme. Il faut savoir déguster et profiter de tout ce qu’un aliment nous procurre et ça tombe bien non, cet amour et respect pour la bouffe est aussi à la base de la lutte au gaspillage alimentaire. 

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